1er août 2017 Territoire Kanehsatà:ke Kanien’kehá:ka RE: Développement de logements illégale et fraude territoriale sur le territoire traditionnel Kanien’kehá:ka à Kanehsatà:ke

Le manque d’intérêt du Canada, d’intervenir à Kanehsatà:ke  dans le différend foncier vieux de 300 ans, favorise des situations de conflit et ne soutient pas l’honneur de la Couronne!

Comme Kanien’kehá:ka de Kanehsatà:ke, nous sommes obligés par notre Constitution Kaianera’shera’kó:wa de protéger nos territoires et notre peuple. Nous revenons à exprimer notre consternation et notre déception envers le manque de bonne volonté du gouvernement du Canada d’intervenir pour arrêter le développement se déroulant sur notre territoire traditionnel de Kanehsatà:ke (également appelé «OKA»). Canada, Québec et Oka poursuivent sciemment leurs efforts de collusion pour frauder dans le présent et l’avenir les futures générations  Kanien’kehá:ka de profiter de leurs terres et de ses ressources.

Nous réitérons également notre opposition au projet de loi S-24, la «Loi provisoire sur la gestion des terres de Kanesatake», qui contribue au conflit territoriale de longue date avec le Canada. S-24 n’a bénéficié qu’à Oka et des tiers parties, approuvant ainsi la dépossession territoriale des Kanien’kehá:ka de Kanehsatà:ke, nous amenant vers des situations de conflit. Cette loi du Parlement a été adoptée frauduleusement et fait en sorte que la Couronne enfreint les droits territoriaux des Kanien’kehá:ka de Kanehsatà:ke.

Malgré les demandes, à travers les années de multiples générations de Kanehsata’kehró:non, pour régler ce long conflit historique permanent, le Canada n’est pas encore intervenu devant cette injustice et donc la fraude territoriale continue. Nous avons été privés de nos terres depuis plus de 300 ans en raison du fait que le Canada fonde sa souveraineté sur la doctrine raciste de la découverte et Terra Nullius, des lois archaïques basées sur la supériorité raciale et des agendas économiques plutôt que le respect des peuples autochtones de ce continent.

Au cours de la crise de 1990 à Kanehsatà:ke, le négociateur fédéral Bernard Roy, a déclaré son engagement à s’occuper de tous les problèmes liés au territoire du peuple de la Maison Longue de Kanehsatà:ke sur notre territoire traditionnel. Le gouvernement fédéral n’a jamais rempli ce devoir de consulter et d’inclure le peuple traditionnel de Kanehsatà:ke dans les négociations territoriales.

Au lieu de cela, après la crise de 1990, le Canada a vendu plus de nos terres dont une partie de notre précieuse pinède, à un promoteur privé plutôt que de retourner la terre aux gens de Kanehsatà:ke. En conséquence, Les Collines d’Oka a vu le développement de maisons de luxe dans les années 90 en dépit de l’opposition Rotinonhseshá:ka – le peuple de la Maison Longue.

 

Depuis notre dernière rencontre avec le maire Quevillon d’Oka, nous avons demandé à la ministre Bennett de venir à Kanehsatà:ke pour parler avec la communauté. Le 15 juillet, la ministre Bennett a accepté de visiter la communauté mais elle doit encore répondre quand cette visite se fera. La ministre Bennett a également déclaré qu’elle ne savait pas ce ‘’qu’ils pouvaient faire’’! Le silence du Canada indique un manque de bonne volonté et de bonne foi, ignorant son devoir de défendre l’honneur de la Couronne.

Nous sommes unis dans la protection de nos terres, mais nous ne pouvons pas autoriser à la création coloniale qu’est le Conseil de bande de parler en notre nom. Des traités ont été créés avec la nation Onkwehón:we, et les traités originaux restent sous l’autorité de Rotinonhseshá:ka – le peuple de la Maison Longue. Nous savons depuis quelque temps maintenant à travers les bureaucrates d’AINC que le Conseil Mohawk de Kanehsatà:ke a eu des discussions avec la Municipalité d’Oka sans en informer la communauté et sans obtenir le consentement préalable et éclairé de Kanehsata’kehró:non.

Nous demandons donc au Premier ministre du Canada Justin Trudeau, la ministre de la Justice et procureur général du Canada, Jody Wilson-Raybould et la ministre Carolyn Bennet, des Affaires Autochtones et du Nord du Canada d’intervenir et de mettre fin à tout développement sur notre territoire traditionnel afin qu’ils puissent défendre l’honneur de la Couronne, qui est leur devoir constitutionnel.

Le Canada doit également dénoncer la Doctrine de découverte qui justifie ses actes de dépossession et de vol de territoires et qui criminalise les défenseurs des territoires autochtones.

Bien qu’il n’y avait pas de téléphones cellulaires et de médias sociaux pour aider notre cause en 1990, aujourd’hui, nous prenons cette occasion d’aider les Canadiens à devenir plus éduqués et conscients de leur histoire colonialiste. C’est l’occasion pour le Canada de démontrer sa sincérité pour la réconciliation et de résoudre ce conflit territoriale vieux de 300 ans.

En attendant, nous, le peuple préoccupé de Kanehsatà:ke:

  • Rejetons toute mesure qui entraînera l’extinction de nos droits territoriaux – comme dans la «Loi sur la gestion des terres provisoires de Kanesatake (Kanehsatà:ke)»
  • Invitons respectueusement le gouvernement du Canada et le Québec à mettre en œuvre la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations Unies dans toutes ses négociations territoriales et intègre Kaianerashera’kó:wa (la Grande paix brillante); et que Rotinonhseshá:ka, le peuple de la Maison Longue, dirige toutes les négociations sur son territoire.
  • Nous nous opposons à toute vente frauduleuse de terrains par Les Collines d’Oka et la Municipalité d’Oka ainsi que toute autre construction de maisons sur territoire traditionnel Kanien’kehá:ka par GBD Construction
  • Exigeons un arrêt de tout développement dans le “Parc Nationale d’Oka” qui est un territoire traditionnel Kanien’kehá:ka et exigeons le retour de nos artefacts culturels retirés du Parc d’Oka
  • Nous rejetons la mise en œuvre du système d’eau d’occasion d’Oka qui prétend fournir de l’eau «propre» [à certains segments de notre communauté]. C’est une ruse dont la véritable intention est de soutenir l’extraction de l’uranium et du niobium, sur notre territoire par les projets de Niocan et autres, qui ont été rejeté plusieurs fois par Kanehsatà:ke. Les dommages qui seront subis par nos sources aquifères affecteront les générations présentes et futures qui seront privé de nos sources d’eau que la majorité de Kanehsatà:ke utilise actuellement dans leurs maisons.

Il incombe maintenant au Canada de respecter ses obligations et les droits de l’homme à l’échelle internationale ainsi que les droits des peuples autochtones à l’autodétermination. Le Canada doit arrêter la fraude foncière qu’il a créée et intervenir sur tous les problèmes mentionnés ci-dessus.

 

Skén:nen – en paix

Kanien’kehá:ka préoccupés de Kanehsatà:ke

Territoire non-cédé de Kanehsatà:ke Kanien’kehá:ka

 

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